NOUS VOUS SOUHAITONS LA BIENVENUE A SAINT-SIFFRET.

 

Nos armoiries :  d'hermine à chef losangé d'or et d'azur

 

Notre village a eu différents noms au fil de l'histoire :

Sanctus-Suffredus, en 1384 - Saint-Siffret en 1549 - Saint-Siffred en 1634 - Saint-Sufret en 1694 - Pomeyron en 1793, Puis Saint-Siffret.

Son origine remonte à la nuit des temps ..... Un village sorti de la roche que nous vous proposons de vous faire découvrir.

 

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MAISON DE VILLAGE

SAINT-SIFFRET

Les maisons du vieux village ont été construites directement sur la roche. Cette roche sédimentaire, fossilifère, très friable, date du crétacé (période géologique qui se termine avec la disparition des dinosaures −145 à − 66 millions d’années). Au centre du village, sur « le chemin de l’écolier », on peut voir les lignes de taille d’une ancienne carrière d’où étaient extraites les pierres de construction. Dans certaines maisons anciennes, des salles troglodytiques sont taillées directement dans la roche.

Dans la maison traditionnelle, le rez-de-chaussée, souvent voûté, était réservé aux activités agricoles : on y stockait l’huile, le blé, le vin, le matériel agricole. La grande porte permettait l’accès des charrettes. Les pièces d’habitation se situaient à l’étage, auquel on accédait par un escalier extérieur. Le couradou est la terrasse, couverte d’un avant-toit et orientée vers le sud. En été, elle est à l’ombre et l’hiver, le soleil plus bas peut la réchauffer.

 

The old village houses were built directly on from Saint-Siffret’s friable, sedimentary rock full of fossils from the Cretaceous period, 145-166 years ago, when the dinosaurs disappeared. In the middle of the village on the ‘chemin des écoliers’ (school children’s path) you can see marks where the stone was cut in a one-time quarry.  Some of the ancient houses have rooms entirely in the rock.

On the ground floor of a traditional house was a vaulted room used for stocking wine, corn, wine….  Access was by way of a door for carts. The living space was on the first floor reached by an outdoor stairway. The ‘couradou’ was a covered terrace facing south. In the shade in the summer, it could be warmed in winter by the lower sun.

Die Häuser im alten Dorf wurden direkt auf den Felsen gebaut. Dieses Sedimentgestein, fossilienhaltig und sehr bröckelig stammt aus der Kreidezeit (geologische Periode welche mit dem Verschwinden der Dinosaurier endet -145 bis -66 Millionen Jahre). Im Dorfzentrum auf dem Schülerweg (chemin de l'écolier) kann man die Behauungsspuren eines alten Steinbruchs sehen.

In einigen alten Häusern findet man direkt in den Fels gehauene Höhlenwohnungen.

Das traditionelle, oftmals gewölbte Erdgeschoss war den landwirtschaftlichen Aktivitäten vorbehalten : dort wurden Öl, Getreide, Wein und landwirtschaftliche Geräte untergebracht. Das grosse Tor erlaubte den Zugang für Karren. Die Wohnungen befanden sich in den Stockwerken, wohin man über einer äussere Treppe gelangte. Die mit einem Vordach bedeckte Terrasse, genannt 'couradou', ist gegen Süden ausgerichtet. Im Sommer gibt es Schatten, im Winter spendet die niedrig stehende Sonne Wärme.

 

 

Carte postale Mairie

ANCIENNE MAIRIE PLACE DU FOUR

SAINT-SIFFRET

Ce bâtiment abritait la Maison Commune. A l’étage, se trouvait une grande salle où se réunissaient les consuls du village.  Au rez-de-chaussée, un four permettait de cuire le pain pour la population.

Jusqu’en 1789, date de leur instauration, la plupart des communes françaises étaient administrées par des échevins dans le nord, et des consuls dans le sud (titre repris de l’Antiquité Romaine). Ils devaient allégeance au seigneur et au clergé du lieu. En 1792, le registre des naissances, des mariages et des décès, jusqu’alors tenu par le curé de la paroisse, passe sous la responsabilité d'un officier public élu. Un an plus tard, en 1793, « le nom fanatique » de Saint-Siffret jugé trop religieux par le maire révolutionnaire de l’époque - est changé et le village s’appelle Pomeyron.

En 1902, le village compte 300 habitants. On y trouve un curé, un instituteur, un bourrelier, un secrétaire de mairie, un receveur buraliste, un garde-champêtre (qui loge au 2ème étage de la mairie), un architecte, un marchand de bois, un boulanger, un bourrelier-sellier, un charron-forgeron, un coiffeur, mais aussi trois cafés, deux épiceries, un hôtel restaurant, un magasin de modes. Chevaux, moutons, vaches parcourent les rues du village.

La mairie a été transférée dans l’ancien presbytère, situé sous l’église, en 1981.

Sources : notes de monsieur Reynaud

 

THE FIRST TOWN-HALL

This building on the Place du four was the Communal House.  On the first floor was a large room where local councilors would meet.  On the ground floor there was the local bakery.

Before 1789, when they were established, the communes in the north were administered by aldermen, and in the south by consuls, a title adopted from the Roman Empire.  They owed allegiance to the local lord and clergy.  In 1792 records of births, deaths and marriages, hitherto held by the local priest, became the responsibility of an elected public officer.  A year later, in1793, the ‘fanatical name’, Saint-Siffret, - considered too religious by the revolutionary mayor - was changed from Saint-Siffret to Pomeyron.

In 1902 the village had 300 inhabitants.  There were a priest, a school teacher, a leather worker, a grocery store keeper, a secretary for the town-hall, a tobacconist, a game-keeper (on the second floor of the town-hall), an architect, a wood seller, a baker, a saddler, a blacksmith, a hairdresser.  There were three cafés, two stores, a hotel and restaurant, and a dress shop.  Horses, sheep and cows also roamed through the streets.

 

ALTES GEMEINDEHAUS (Place du Four)

Das Gebäude an diesem Platz diente als Gemeindehaus. Im Stockwerk befand sich ein grosser Saal, wo die Dorfkonsuln sich trafen. Im Erdgeschoss befand sich der Dorfofen zum Brotbacken.

Bis zum Jahr 1789 wurden die meisten Gemeinden im Norden von Schöffen verwaltet und im Süden von Konsuln (Titel aus dem antiken Rom übernommen). Sie waren dem lokalen Fürsten und dem Klerus zur Treue verpflichtet. Ab 1792 werden die Geburts-, Hochzeits- und Todesregister, welche bis dahin vom Pfarrer verwaltet wurden, unter die Verantwortung einer gewählten Amtsperson (officier public) gestellt. Ein Jahr später, 1793, wurde der zu 'fanatische' Name Saint-Siffret ( vom damaligen revolutionären Bürgermeister als zu religiös empfunden), in 'Pomeyron' umbenannt.

Im Jahr 1902 zählt das Dorf 300 Einwohner. Man findet dort einen Pfarrer, einen Lehrer, einen Geschirrmacher, einen Gemeindesekretär, einen Gemeindefinanzbeamten, einen Förster (wohnhaft im 2ten Stock des Gemeindehauses), einen Architekten, einen Holzhändler, einen Bäcker, einen Sattler, einen Wagner, einen Frisör, sowie 3 Cafés, 2 Krämerladen, ein Hôtel-Restaurant und ein Modegeschäft. Pferde, Schafe und Kühe laufen frei in den Dorfstrassen herum.

Die Gemeinde wird 1981 in das alte Pfarrhaus unterhalb der Kirche verlegt.

Quelleangaben : Notizen von Herrn Reynaud

 

 

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NOUVELLE MAIRIE

SAINT-SIFFRET

La mairie occupe l’ancien presbytère, construit après la visite de l'évêque Poncet en 1715 qui ordonne aux consuls de construire un presbytère et de réparer l’église.

1790 : Les propriétés de l'Église et des contre-révolutionnaires sont saisies et vendues comme « biens nationaux » pour résoudre la crise financière, l’une des causes de la Révolution française. En 1795, Mathieu Capion achète à Saint-Siffret le presbytère et son jardin pour 2394 livres (soit 66 000 €). Il achète aussi celui de Flaux pour 1980 livres et un an plus tard l'évêché d’Uzès, avec jardin à olivettes, parterre et bois pour 64 500 livres (environ un million d’euros).

En 1981, la mairie alors située Place du Four, est transférée dans le presbytère. L’édifice est totalement restauré en 2007 sous la direction de l’architecte Ariel Balmassière.

En 2019, la population comptait 1097 habitants, contre 309 en 1793 et 214 en 1968.

The town-hall is in fact the former presbytery built after a visit by Bishop Poncet in 1715 who instructed his consuls to build it and to restore the church.

1790: properties belonging to the Church and to the counter-revolutionaries were seized, nationalized and sold to meet the financial crisis, one of the major causes of the Revolution, and known as ‘national assets’.

1795: Matthieu Capion bought the presbytery and its garden for 2394 livres (66 000€).

1981: the town-hall then in Place du Four was moved to the former presbytery.

2007: the building is completely restored under the direction of the architect Ariel Balmassière.

2019: Today the population of Saint-Siffret is 1097 compared to 309 in 1793 and 214 in 1968.

 

1715 befiehlt der Bishof Poncet den Konsuln den Bau eines Parrhauses sowie die Instandsetzung der Kirche. Heute beherbergt dieses Pfarrhaus die Gemeindeverwaltung.

1790 im Zuge der Revolution, wird der Kirchenbesitz und jener der Konterrevolutionäre beschlagnahmt und als Nationalbesitz verkauft um die, durch die Umstände bedingte, Finanzkrise zu lösen.

1795 erwirbt Mathieu Capion aus Saint-Siffret das Pfarrhaus mitsamt dem Garten für 2.394 Livres.(umgerechnet 66000 €). Er kauft auch jenes von Flaux (1.880 Livres) und ein Jahr später das Bistumshaus (Evéché) von Uzès mitsamt dessen Wäldereien, Oliven- und Blumengarten zum Preise von 64.500 Livres.(ungefähr eine Million €)

1981 wird die Gemeindeverwaltung von der «Place du Four» ins alte Pfarrhaus verlegt, welches dann im Jahre 2007 von dem Architekten Ariel Balmassière vollständich renoviert wird.

Im Jahre 2019 zählte die Gemeinde 1097 Eiwohner, gegenüber 1793 : 309 und 1968 : 214 Einwohnern.

vestige d'une Clé de voute présente dans le SAS de la nouvelle mairie

Vestige d'une clé de voute visible dans le SAS de la nouvelle mairie
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L'ÉGLISE

SAINT-SIFFRET

Avec sa nef en berceau et son abside en cul de four, l’église est de style roman.
Le dessin des moulures de pierre autour du portail permet de dater la construction de la fin du 12ème siècle.
Le bâtiment imposant au nord de l’église date de la même époque. Il appartenait à l’évêché d’Uzès qui y entreposait une partie des récoltes, la dîme, due par les paysans.
En contre-bas de l’église, l’actuelle mairie occupe l’ancien presbytère, bâti après 1715.
Le cimetière qui entourait l’église a été déplacé après 1776, à la suite d’une ordonnance royale prescrivant les inhumations hors de l’enceinte villageoise.

With its barrel vaults and semi-domed apse, the church is typically Romanesque and from the mol

dings around the main door can be dated from the late 12th century. The impressive building on the north side belonged to the bishops of Uzès who used it to store grain taken as a tax (known as the ‘dîme’) on all harvests.   Just below the church the present town-hall was the former presbytery built just after 1715.  In 1776 a royal decree stipulated burials should be outside the village boundary and from then the cemetery would therefore be outside the village.

Das Kirchenschiff mit seinem Tonnengewölbe und seiner Halbkugelapsis ist im romanischen Stil erbaut.. Die Verziehrungen der steinernen Torleisten erlauben eine Datierung des Baus auf das Ende des 12ten Jahrhunderts. Das imposante Gebäude nördlich der Kirche gelegen, geht auf dieselbe Epoche zurück. Es gehörte dem Bistum von Uzès, welches dort den Zehnten der Ernte lagerte, wozu die Bauern verpflichtet waren. Unterhalb der Kirche beherbergt heute das alte Pfarrhaus, gebaut nach 1715, die Gemeindeverwaltung. Der Kirchhof der früher rundum die Kirche lag, wurde 1776 nach aussen verlegt,  gemäß einer königlichen Verordnung welche die Bestattungen ausserhalb des Dorfes vorsah.

 

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SCULPTURE DITE DE SAINT SIFFREIN

SAINT-SIFFRET

La sculpture de Saint-Siffrein est située à droite de l'église, dans le petit jardin attenant.

Saint Siffret ou saint Siegfried ou encore saint Siffrein de Carpentras, est un religieux d'origine italienne. Il serait né à Albano et mort à Venasque en 570. Son père le confia au monastère des îles Leyrins alors qu’il avait dix ans.  Devenu moine, il se fit remarquer pour ses dons d’exorciste et d’herboriste. Sa seule visite suffisait souvent à guérir le malade. Sa réputation était telle que l’Eglise voulut le faire évêque, une charge qu’il refusa avant d’y être contraint. Il fut ordonné prêtre à Arles par saint Césaire, nommé évêque à Venasque vers 530, puis à Carpentras.

Son attribut est un mors de cheval, qui aurait été taillé dans l’un des clous de la croix (« le saint clou ») et offert par l’impératrice Hélène à son fils Constantin pour son cheval. Cette relique est gardée à la cathédrale de Carpentras. La statue réalisée en 1987 par un sculpteur belge, Gerard L. montre le saint tenant ce mors dans la main.

The statue is to be found outside the southern wall of the church.

Saint Siffret or Saint Siegfried or Saint Siffrein of Carpentras was a religious man of Italian origin who was born in Albano and died in Venasque in 570.  When he was ten, his father entrusted him to the monastery in the Iles de Lérins.  When he became a monk he acquired a reputation as a herbalist and an exorcist and it was said that after a single visit a sick person would be cured.  Such was his reputation that the Church wanted him to become a bishop but while he initially refused, he was forced to accept. He was first ordained priest in Arles by Saint Césaire before becoming bishop of Venasque around 530 and later of Carpentras.  His symbol is a horse’s bit said to have been made from one of the nails of Christ’s cross (‘the holy nails’) and offered by the Empress Hélène to her son Constantin for his horse.  This relic can be seen in Carpentras cathedral.  In 1987 a statue made by a Belgian sculptor Gerard L. shows him to be holding the bit in his hand.

 

Saint Siffret oder Sankt Siegfried oder auch noch Sankt Siffrein von Carpentras war ein Geistlicher der aus Italien stammte, wahrscheinlich war er in Albano geboren und ist im Jahre 570 in Venasque verstorben. Im Alter von 10 Jahren wurde er, auf Geheiss seines Vaters, dem Kloster der Insel Lérins (vor Cannes gelegen) anvertraut. Als Mönch zeichnete er sich  besonders durch seine Kenntnisse in Exorzismus und Pflanzenkunde aus. Allein durch seine Nähe wurden Kranke oft geheilt! So groß war sein Ruf, dass die Kirche ihn zum Bishof weihen wollte, welches er erst ablehnte bevor er dazu gezwungen wurde. Er wurde in Arles vom hl. Césaire zum Priester geweiht, dann um 530 in Venasque und  später in Carpentras zum Bischof ernannt. Sein Attribut ist eine Pferdetrense, welche der Sage nach, aus einem Nagel des Kreuzes (der Heilige Nagel) geschmiedet war und zwar als Geschenk der Kaiserin Helena an ihren Sohn Konstantin . Diese Reliquie wird in der Kathedrale von Carpentras aufbewahrt. Die Statue von dem belgischen Bildhauer Gérard L (1987), zeigt den Heiligen mit dieser Trense in der Hand.

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POURQUOI DEUX CLOCHERS A SAINT-SIFFRET ?

SAINT-SIFFRET

Le beffroi a été construit en 1890, sous le mandat de Simon Plan, maire de Saint-Siffret. Cette époque de la Troisième République (1870-1940) est marquée par l’affrontement entre cléricalisme et laïcisme. On commence à parler de séparation de l’Eglise et de l’Etat, effective en 1905.

Le beffroi marque les heures laïques, celles du travail, tandis que le clocher de l’église, en bas du village, marque les heures de la prière : l’angélus est sonné matin, midi et soir. La cloche du beffroi est fixe et frappée à l’extérieur par un marteau. Celle de l’église, plus ancienne, sonne « à la volée » : elle bouge et son battant est à l’intérieur.

La place de la danse accueillait les danseurs pour la fête votive. Pour augmenter l’espace disponible, on apportait de la terre sur la rue en pente, et pour se désaltérer après la danse, on allait boire un verre au café qui se trouvait à l’angle de la rue, en face de la tour.

The belfry was authorized by Simon Plan, mayor of Saint-Siffret and built in 1890.  This period of the Third Republic (1870-1940) was marked by the confrontation between Church and State, and the separation came into effect in 1905.

While the bell of the belfry sounded the hours of work, the in the church those of prayer: the angelus in the morning, at midday and in the evening.  The belfry bell does not move and is struck by a hammer; the church bell, much older, is not fixed and has its hammer on the inside.

La Place de la danse

The Place de la Danse welcomed dancers during the village ‘fête votive’.  Earth was added to the steep street to make more space for dancing and those who needed a drink after a dance went to the café on the corner opposite the tower.

 

Der Bergfried (beffroi) wurde 1890 während der Amtszeit von Simon Plan, Bürgermeister von Saint-Siffret, gebaut. Diese Epoche der 3.Republik (1870-1940) ist gekennzeichnet durch die Auseinandersetzung zwischen Klerikalismus und Laizismus. Man beginnt über Trennung von Kirche und Staat zu reden, die dann schlussendlich 1905 Réalität wird.

Der Bergfried markiert die sekulären Stunden, die der Arbeit, während der Glockenturm der Kirche unten im Dorf die Gebetsstunden markiert : der Angelus wird Morgens, Mittags und Abends eingeläutet. Die Glocke des Bergfrieds ist unbeweglich und wird von Aussen mit einem Hammer angeschlagen, während die ältere Glocke der Kirche geschwenkt wird. Die ganze Glocke bewegt sich also und im Innern schlägt der Klöppel.

Am Tanzplatz (place de la danse) versammelten sich die Tänzer während des Votivfestes (Volksfest). Um die Tanzfläche zu vergrössern, wurde Erde an der absteigenden Strasse aufgeschüttet. Zur Erfrischung nach dem Tanz ( la Sardane ?) ging man zum Ausschank am Café an der Ecke der Strasse gegenüber dem Turm.

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LA COMMANDERIE

SAINT-SIFFRET

Ce bâtiment imposant appelé « commanderie des templiers » serait en fait une grange, propriété de l’évêque d’Uzès, datant du 12ème siècle. Jusqu’en 1789, date de son abolition par la Révolution française, la dime était un très lourd impôt. Les paysans devaient « offrir » à l’Eglise un dixième de leur récolte, et les artisans, un dixième de leur production. Le blé*, le vin, l’huile étaient donc entreposés et gardés derrière ces hauts murs fortifiés.

Cette « grange dimière » - à l’époque le plus grand bâtiment du village après l'église - était sous la dépendance du prévôt, le supérieur des chanoines de la cathédrale d’Uzès. Au moment des guerres de Religion qui ont opposé catholiques et protestants, une trentaine de catholiques et 99 ecclésiastiques se seraient réfugiés ici, mais auraient perdu la vie, lors de l’assaut donné par le duc de Rohan en avril 1622. Seul, le prévôt caché dans la tour aurait eu la vie sauve, moyennant une rançon. La haute tour a été ultérieurement transformée en colombier.

En 1791, la grange et le domaine sont vendus comme biens nationaux à la famille Verdier de Flaux, au prix de 56 500 livres (soit environ 880 000 €).

Lors de travaux de restauration, une clé de voûte, sculptée aux armoiries d’un ancien évêque d’Uzès, a été récupérée. Elle est exposée dans le hall de la mairie.

Sources :  Notes de Monsieur Albert Raynaud prises dans la notice historique de Lionel d’Albiousse « Les fiefs nobles du duché » 1906

 

THE “COMMANDERIE”

This impressive 12th-century building known as ‘the commandery of the Knights Templar’, was in fact a barn belonging to the bishops of Uzès.   Before it was abolished by the revolutionaries in 1789, the ‘dime’ was a heavy tax.  Peasants had to donate (‘offer’) to the Church one tenth of their harvest and craftsmen a tenth of what they produced.  The corn, wine and oil were stored there and protected by high, fortified walls.  This barn, the largest building in the village, was under the direction of the provost, the principal canon of Uzès cathedral.  During the Wars of Religion between Catholics and Protestants, thirty Catholics or so and ninety-nine members of the clergy took refuge here but lost their lives during the attack by the Duc de Rohan in April 1622.  The provost who hid in the tower would have his life saved by a ransom. The tower was later converted into a dovecot.

In 1791 the barn and land were sold as national assets to the Verdier family from Flaux for a price of 56,500 livres (880 000 €).

During restoration work, a keystone carved with the coat of arms of a bishop of Uzès was saved and is on display in the hall of the town-hall.

 

GUT DES SOGENNANTEL KOMMANDANTUR

Dieses imposante Gebäude, genannt «Commanderie des Templiers» (Tempelritter) ist wahrscheinlich eine Scheune aus dem 12ten Jahrhundert, die dem  Bischof von Uzès gehörte. Bis zur französischen Revolution im Jahre 1789, war der Zehnte eine hohe Steuer. Die Bauern mussten dem Klerus einen Zehntel ihrer Ernte überlassen, die Handwerker einen Zehntel ihrer Produkte. Der Weizen*, der Wein und das Öl waren also hinter diesen hohen, befestigten Mauern gelagert und bewacht. Diese Zehntscheune, damals nach der Kirche das wichtigste Gebäude im Dorf, stand unter der Leitung des Probsts, Oberhaupt der Chorherren der Kathedrale von Uzès. Zur Zeit der Religionskriege zwischen den Katholiken und Protestanten, sollen rund 30 Katholiken sowie 99 Geistliche hier zuerst Zuflucht gefunden haben, bevor sie dann aber  trotzdem,  während der Erstürmung des Gebäudes durch den Herzog von Rohan im April 1622, ihr Leben liessen. Durch Zahlung eines Lösegeldes soll allein der Probst, versteckt im Turm,  überlebt haben. Der hohe Turm wurde später in einen Taubenschlag umgewandelt.

1791 wurde die Scheune und das ganze Gut als Staatsbesitz der Familie Verdier aus Flaux zum Preis von 56.500 Livres verkauft.(ungefähr 880 000€) Während der Renovierungsarbeiten wurde ein Schlussstein mit dem Wappen eines ehemaligen Bischofs von Uzès sichergestellt. Dieser ist heute in der Gemeindehalle zu sehen.

*der Weizen aus «Uzège» war damals besonders berühmt. So hiess es, dass selbst der kranke König für seine Gesundung danach verlangte.

Quellenangaben:

Notizen von Herrn Albert Renaud, entnommen der historischen Abfassung von Lionel d'Albiousse : « Les fiefs nobles du duché » 1906.

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L'EAU A SAINT-SIFFRET

SAINT-SIFFRET

Les maisons du village étaient équipées de citernes qui récupéraient l’eau de pluie. Pendant les périodes de sécheresse, on allait chercher l’eau au bas du village, sur l’ancienne route d’Uzès, avec seaux, cruches, arrosoirs. Un grand bassin alimenté par une source y avait été aménagé en 1677. Jusqu’en 1940, sur le mur de façade, se trouvaient deux pompes à chapelet, avec de grands et lourds volants, pour remplir deux abreuvoirs destinés au bétail – vaches, chevaux, moutons-.

 

En 1937-1938, un sondage effectué au lieu-dit « les mouillères » découvre une grande nappe d’eau et l’eau courante arrive au village en 1939. Une fête est organisée mais certains villageois refusent de payer l’eau et continuent d’aller chercher l’eau aux pompes municipales.

Le lavoir destiné à la lessive se trouvait dans un champ au bord du chemin de Saint-Quentin.

 

Village houses had citernes (tanks) to collect rainwater. In dry periods people took water in buckets, jugs or watering cans from a source, adapted to create a reservoir in 1677, below the village on the old road to Uzès. Two rosmary pumps with huge flywheels, drew up water here for animals (cows, sheep, horses).  Some people continued to draw their own into the 1960s.

A survey in 1937-38, in the area known as ‘les mouillères’, had discovered a vast water table and running water was brought to the village in 1939.  A fête was organized but a number of people refused to pay for it and continued to fetch their water from the village pumps.   

The village washing place (‘lavoir’) was in the first field on the left going down the Chemin de Saint-Quentin.

Die Häuser im Dorf waren mit Ziternen ausgestattet, die das Regenwasser speicherten. Während der Trockenzeiten, mussten die Einwohner das Wasser mit Eimern, Krügen und Giesskannen aus einem grossen Becken schöpfen, der von zwei Quellen gespeist wurde, und um 1677 unterhalb des Dorfes an der Strasse nach Uzès angelegt worden war. Bis zum Jahr 1940, gab es an der Aussenwand zwei Kettenpumpen mit grossen, schweren Steuerrädern, um zwei Tränken mit Wasser für das Vieh (Pferde, Kühe, Schafe) zu füllen.

Bei geologischen Untersuchungen in den Jahren 1937-1938 an dem Ort genannt « les mouillères » (mouillé = feucht), fand man eine grosse

Fläche mit Grundwasser. Im Jahr darauf kommt dann die Wasserkanalisation  ins Dorf. Ein grosses Fest wird bei der Gelegenheit veranstaltet, doch manche Dorfbewohner weigern sich eine Wassertaxe zu zahlen und ziehen es vor, weiterhin ihr  Wasser aus den kommunalen Pumpen zu beziehen.

Der Waschplatz für Kleider befand sich in einem Feld am Rande des Weges nach Saint-Quentin.

 

 

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LE CHEMIN DU DEVOIS

SAINT-SIFFRET

Le « chemin du Devois », la plus longue route de Saint-Siffret, est très ancien. Le mot « devois », qui vient du latin defensa ou defensum, désigne au Moyen Age un terrain seigneurial ou communal où il est défendu de laisser paître les troupeaux. Plus tard, l’expression « bois en défens » désigne un bois jeune, en cours de plantation, dont l’entrée est interdite aux animaux.

On retrouve ce mot, plus ou moins déformé dans beaucoup de noms de lieux en Auvergne et Languedoc : Deveze, Deves, Deffeix, par exemple, mais aussi Defait, Defoy…. Plus au nord la forme est Défend, Deffan...

Rappelons que chaque région avait son patois. La langue française n’a été normalisée et unifiée que tardivement par l’Académie française, créée par le Cardinal Richelieu en 1635.

 

LE CHEMIN DU DEVOIS

The Chemin du Devois, the longest road in Saint-Siffret, is extremely old. The word ‘devois’ comes from the Latin defensa or defensum indicating an area belonging to the local authorities where the grazing of sheep was forbidden. Later, the expression, ‘bois en défens’ described an area of young, newly planted trees closed to all animals.

The word can be found in more than a dozen local patois forms:  in the Auvergne and in Languedoc, Deffeix, Deveze, for example, and in the north, Deffan, Défend. 

We should not forget that each region had its own dialect until the creation of the Académie française by Cardinal Richelieu in 1635 and the first attempt to standardize the French language.

 

DER « DEVOIS » WEG

Dieser Weg ist sehr alt. Das Wort 'Devois', vom lateinischen 'defensa' oder 'defensum', bezeichnete im Mittelalter ein herrschaftliches oder kommunales  Stück Land, wo Tiere nicht weiden durften. Später bezeichnete der Ausdruck 'bois en défens' Schonungen und Jungwald, wo Tiere nicht zugelassen waren.

Das Wort kommt häufig in abgewandelter Form in Ortsbezeichnungen in der Auvergne und im Languedoc vor : Deveze, Deves, und auch Defes, Defey, Deffeix im Südwesten, Defais, Deffay, Deffoy, Defoy...Im Norden findet man Défend, Deffan, Deffand.

Erinnern wir daran, dass jede Region seinen Patois (Dialekt) besass. Die französische Sprache wurde erst spät von der Académie francaise,(von Richelieu erschaffen) genormt und vereint.